Depuis le ciel de Jérusalem, trois oiseaux – un bulbul, une drara et un martinet noir – volent, observent et commentent le monde des humains sous leurs pieds. Ils mènent notamment l’enquête sur l’assassinat par l’armée israélienne d’Iyad Al-Hallaq, un jeune Palestinien autiste. Avec Au nom du ciel, Yuval Rozman prend littéralement de la hauteur sur cet événement tragique. Il compose une comédie noire, où la parole libre et lucide des oiseaux tente d’explorer ce drame en montant un procès. Sur scène, une comédienne et deux comédiens, entièrement parés de plumes, se construisent un nid géant au beau milieu du plateau et s’envolent pour des cabrioles aériennes à l’aide de sangles. Sur la terre et dans les airs, traversés par les balles, les prières, les chants et les vents d’espoir, ces volatiles tentent de comprendre, avec esprit et humour, la folie des hommes. Après Ahouvi accueilli en ouverture du Festival Primeurs en 2024, Yuval Rozman prolonge le lien entre ses origines israéliennes et sa réflexion sur le territoire israélo-palestinien à travers le théâtre avec cette dernière création. Une excellente manière d’aborder, avec hauteur d’esprit et beaucoup d’autodérision, l’un des conflits majeurs de notre époque qui n’a cessé depuis 1948. A partir de 14 ans.
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